Catherine Meurisse
coédition Drozophile / Quiquandquoi, 2005, 20 €
En 1864, un an après la mort de Delacroix et pour le vernissage d’une exposition qui lui est consacrée, Alexandre Dumas est sollicité pour un discours sur le peintre. C’est cette causerie que Catherine Meurisse adapte graphiquement, qu’elle réécrit à la main et augmente de ses dessins au trait vif et tendu comme une discussion à bâtons rompus. Delacroix y apparaît sous la plume d’un ami, et sous celle d’une dessinatrice qui rend aussi un hommage bien vivant à son génie, à son travail, son caractère, ses démêlés avec la critique ou l’Académie.
N’hésitant pas à enrichir le texte de Dumas, elle puise dans le journal de Delacroix des citations ou anecdotes, qu’elle met à son tour en scène avec autant d’humour que d’à propos. On redécouvre avec un plaisir raffiné la verve de Dumas, les trouvailles et mésaventures du grand peintre, et enfin, pour ceux qui ne l’avaient pas repérée dans Charlie Hebdo, on découvre une dessinatrice et on se sent bien, comme en bonne compagnie d’amis de génie.
Hélène
|
|