Mercredi 23 mars 2005 à 19h
Autour de ses livres Tu ne mourras pas et Adoremus
(Les Contrebandiers éditeurs)
Tu ne mourras pas :
« Voici un livre lumineux. Aveuglant par son audace et son évidence. Une histoire d’amour fulgurante, en forme de légende millénaire, portée par une écriture incandescente, inspirée, magnifiquement lyrique. Une passion absolue, otale, dévorante entre une toute jeune femme et un gamin de 9 ans. La jeune femme, c’est Aude, étudiante en philo qui marche bravement à côté de sa vie. Un amant, des amis, des cours à la face, un présent et un avenir lisses comme une autoroute, sans prise ni surprise. Le gamin, c’est Corentin, un garçon d’une étonnante maturité, dont les parents, passablement débordés, recherchent désespérément une baby-sitter. L’auteur, Bénédicte Heim, jeune professeur de français jusqu’ici inconnue, n’esquive rien de leur relation, la recueille, l’impose, la met à nu, jusqu’à l’éblouissement. Sans jamais susciter chez le lecteur le moindre malaise. Amants, frère et sœur, enfant et adulte à tour de rôle, Aude et Corentin s’aiment comme si leur rencontre était inscrite de toute éternité, bien avant qu’ils ne se soient vus pour la première fois, bien avant leur naissance à tous les deux. Comme si l’amour n’avait jamais existé avant eux et qu’ils l’inventaient au jour le jour, chacun accouchant l’autre de son corps et de sa vie. Le lecteur, fasciné, reste suspendu jusqu’au bout à ce récit funambule qui revisite avec un singulier culot le mythe de l’amour fou. Qui a dit que la littérature contemporaine française manquait de jeunes auteurs ? »
Michel Abescat, Télérama
« C’est une histoire interdite et folle. L’histoire d’un coup de foudre entre Corentin, 9 ans, et sa baby-sitter, Aude. Ou plutôt celle de l’irrésistible séduction de ce garçon singulier, cachant ses étranges dessins de femmes, de sous-vêtements, en rupture avec sa mère, n’aimant que son père, et qui avait déjà exercé son charme sur sa précédente baby-sitter. Pour son deuxième roman après Soleil cou coupé (Ed Baleine/Seuil), Bénédicte Heim a choisi un sujet périlleux et le traite avec beaucoup de subtilité(...) »
Jo.S. Le Monde des livres
Adoremus :
" Deux amants face à face dans l’éblouissement de leur passion. Deux discours irrépressiblement mêlés qui se croisent et se tissent, se répondent et se chevauchent. "Il" et "elle" se cherchent, se heurtent, s’apprivoisent. Et dévoilent peu à peu, au delà de toute pudeur, la genèse de leur rencontre, la bousculade des sentiments, les ravages d’un désir cannibale. Et bientôt l’évidence d’un lien absolu. Cet amour fulgurant, dévastateur, ils le convoquent et le mettent à nu, l’explorent et le fouillent, le traquent dans ses détours et s’en saoulent, sans jamais se lasser. il. Elle. Nous. Homme et femme s’engendrent mutuellement, amants, frère et soeur, enfant et parent, tout à la fois. Bénédicte Heim emporte les mots, embrase chacune de ses phrases, sature son texte jusqu’à l’explosion, entre prose et poésie, roman et incantation. Après Tu ne mourras pas, qui osait évoquer la relation dévorante entre une jeune femme et un gamin de 9 ans, cette jeune enseignante de français poursuit son exploration du mythe de l’amour fou. Avec une singulière ferveur lyrique. "
Michel Abescat, Télérama
voir aussi la chronique d’Adoremus dans les pages coups de cœur de la librairie
L’auteur :
Née en 1970 à Strasbourg. Professeur de français dans un collège de banlieue parisienne.
Bénédicte heim a publié son premier roman, Soleil Cou coupé, en 2001 dans la collection Ultimes des éditions Baleine.
Elle a ensuite dirigé Les Affolés, un recueil de nouvelles sur le thème de la folie, paru chez Baleine en 2002.
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