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Le deuxième des Voyages en Egypte de Belzoni est en librai­ries, la publi­ca­tion sur Média­part se pour­suit !

Le jour­nal de Giam­bat­tista Belzoni est une des premières réfé­rences en Egyp­to­lo­gie. Grégory Jarry, Nicole Auge­rau et Lucie Castel (au dessin) l’adaptent en bande dessi­née. Le deuxième des trois Voyages en Egypte et en Nubie de Giam­bat­tista Belzoni paraît ce 20 septembre en librai­ries. En paral­lèle, il est en prépu­bli­ca­tion sur Média­part, en accès et licences libres. Lisez, parta­gez ! Le 4ème épisode est publié ce jour.

 

Rien ne prédes­ti­nait Giam­bat­tista Belzoni (1778– 1823) à deve­nir le pion­ner de l’égyp­to­lo­gie. Né à Padoue, il émigre en Angle­terre pour fuir l’in­va­sion napo­léo­nienne de l’Ita­lie. Là, ce géant de 2 mètres exhibe sa muscu­la­ture dans un théâtre et fait la connais­sance de Sarah Banes, femme-girafe, qui devien­dra sa femme. Belzoni sera le premier à rentrer dans le temple d’Abou Simbel, décou­vrira des tombes royales de première impor­tance et ouvrira la pyra­mide de Khephren à Gizeh, 600 ans après le fils de Sala­din. Dessi­na­teur, Belzoni orga­ni­sera plusieurs expo­si­tions à Londres et Paris, qui enthou­sias­me­ront Cham­pol­lion. Dans son jour­nal de voyage palpi­tant, il s’at­tache moins à décrire ses décou­vertes que ses rela­tions avec toute une gale­rie de person­nages hauts en couleurs, pacha, cacheff et caïma­kan, paysans, inter­prètes, et ce coquin de consul de France Bernar­dino Drovetti, furieu­se­ment jaloux de la chance et des intui­tions de Belzoni, et qui fait tout pour lui mettre des bâtons dans les roues.

En 2017, Grégory Jarry scéna­rise le jour­nal de Giam­bat­tista, Nicole Auge­reau celui de Sarah, et Lucie Castel dessine le tout. Le premier volet de ces aven­tures, paru en novembre 2017, sélec­tion offi­cielle du festi­val d’An­gou­lême, a été prépu­blié sur Média­part, par épisodes, toujours acces­sibles et parta­geables au format pdf. Le 2ème volet des Voyages de Belzoni raconte notam­ment l’en­trée de Belzoni dans le temple d’Abou Simbel, et la façon dont il parvient à entrer dans la pyra­mide de Khéphren, sur fond de riva­lité franco-anglaise exacer­bée. Pendant ce temps, Sarah voyage seule, le plus souvent, et entre­prend un voyage en Pales­tine, avec l’es­poir de péné­trer dans le temple de Salo­mon, inter­dit aux femmes.

Le livre sort ce 20 septembre dans toutes les librai­ries de France, Suisse, Belgique.

Deuxième opus des Voyages en Egypte et en Nubie de Giambattista Belzoni en librairies le 20 septembre

La publi­ca­tion en épisodes se pour­suit sur le Club de Média­part : Voyages en Égypte et en Nubie de Giam­­bat­­tista Belzoni, deuxième voyage

Les auteurs se rendront en librai­ries et festi­val pour évoquer ce travail. Ci-dessous, un agenda à jour.

 

Agenda :

 

21–22–23 septembre à Bruxelles

Lucie Castel, Maxime Jeune et Camille Alba­ret seront au stand FLBLB du festi­val Cultures maison

 

11 octobre à Paris

Lucie Castel dédi­cace le tome 2 des Voyages de Giam­bat­tista Belzoni à la librai­rie La Rubrique à Bulles (paris 11eme)

 

 12 – 13 – 14 octobre à Saint-Malo

Retrou­vez Lucie Castel, Robin Cousin et Otto T. au stand FLBLB du festi­val Quai des bulles

 

25 octobre à Bruxelles

Lucie Castel en dédi­cace à la librai­rie Multi BD

 

1er au 3 novembre au Caire (Egypte)

Lucie Castel, Grégory Jarry et Nicole Auge­reau sont invi­tés au festi­val Cairo­co­mix pour présen­ter les Voyages de Belzoni.

 

16 – 17 – 18 novembre à Colo­miers

Lucie Castel, Otto T., Robin Cousin, Léo Louis-Honoré, Zelda pres­si­gout, Alexandre Gérau­die, Guillaume Heur­tault seront au festi­val BD Colo­miers !

 

23 novembre à Lyon

Rencontre dédi­cace avec Lucie Castel à propos des Voyages de Belzoni à la Librai­rie Rive Gauche (69007)

 

24 – 25 novembre à Chau­mont

Lucie Castel dédi­ca­cera les Voyages de Belzoni et parti­ci­pera à une table ronde sur la BD repor­tage et le projet docu­men­taire « Réfu­giés » sur Arte lors du salon du livre de Chau­mont

 

2018, année roman-photo

Une expo­si­tion au Mucem, une tribune de Grégory Jarry dans Le Monde, des roman-photos qui débarquent en librai­rie chez divers éditeurs… On l’es­pé­rait, ça se confirme : en 2018 ce mode d’ex­pres­sion oublié sort de l’ombre. Il est temps de faire un point sur la place du roman-photo dans le cata­logue des éditions FLBLB.

LE ROMAN-PHOTO AUX ÉDITIONS FLBLB

La genèse des éditions FLBLB

Avant d’être une maison d’édi­tion, FLBLB a d’abord été un fanzine publié par une bande d’étu­diants (entre autres Otto T., Grégory Jarry et Rémi Lucas), qui se rencontrent en 1996 dans un festi­val de cinéma. Ils se découvrent un goût commun pour l’hu­mour, les films d’au­teurs et Hara-kiri. Dans FLBLB, on publie de la bande dessi­née, mais aussi des détour­ne­ments de vieux Chas­seur français, Système D ou des BD de gare, égale­ment du roman-photo.

En janvier 2002, le numéro 14 est un spécial roman-photo, tous les auteurs qui parti­cipent régu­liè­re­ment s’y mettent et on réédite au passage une histoire de Gébé parue dans Hara Kiri.

Un moyen d’ex­pres­sion, une variété de genres

En 2003, Loïc Néhou, éditeur d’Ego comme x, propose à Grégory Jarry de publier un recueil de ses histoires en roman-photo préa­la­ble­ment parues dans la revue Flblb : ce sera L’Os du gigot, qui rassemble des récits plus ou moins auto­bio­gra­phiques. On y sent l’in­fluence de Gens de France, de Jean Teulé.

En 2005, Otto T publie Le Bonhomme au chapeau, récit muet qui s’ap­puie sur une diver­sité de styles graphiques, incluant le roman-photo.

En 2007, Grégory Jarry ouvre un blog sur lequel il publie quoti­dien­ne­ment une page de roman-photo sur le thème des élec­tions prési­den­tielles. Ce travail va abou­tir à Savoir pour qui voter est impor­tant, dans lequel il tire à boulets rouges sur le système élec­to­ral et son trai­te­ment média­tique.

La fabrique de roman-photos

Le roman-photo se prête faci­le­ment au travail en ateliers, y compris avec des enfants. Les Maqui­sards du Poirier recueille ainsi les repor­tages photo­gra­phiques collec­tés par les écoliers de Monten­boeuf auprès des vieux du village, tandis que Pas pareil ! laisse la parole aux élèves de CP de deux écoles poite­vines, qui parlent de ces petites diffé­rences qui démangent parfois. Des roman-photos par les enfants, pour les enfants (mais pas que), toujours dispo­nibles en librai­rie.

Grégory Jarry inter­vient aussi plusieurs années de suite auprès d’étu­diants en bande dessi­née de l’école de l’image d’An­gou­lême pour un work­shop « roman-photo ». Le résul­tat est fina­le­ment publié en librai­rie sous le titre Fort en moto. Plusieurs auteurs rencon­trés lors de ces ateliers publie­ront par la suite des livres chez FLBLB (Robin Cousin, Léo Louis-Honoré, Daniel Selig, Alexandre Gérau­die, Lisa Lugrin, Clément Xavier, Maxime Jeune). Certains, Comme Lisa Lugrin et Clément Xavier (Yékini le roi des arènes) ou Alexandre Gérau­die (Les trois jours qui ont changé le monde, Du Pain et des chats) n’hé­sitent pas à inclure des séquences de roman-photo au sein de BD dessi­nées à la main.

Petite et grande histoire en roman-photo

En 2013, nous rece­vons un projet de Benoit Vidal, qui retrace un siècle d’his­toire de France à travers la vie d’une petite bonne au destin digne de Victor Hugo : Pauline à Paris. Benoit Vidal écume les archives, photo­gra­phie, découpe et colle au fil d’un récit à double fond et double voix. Pauline a Paris reçoit un très bon accueil critique, notam­ment par l’émis­sion de France Culture « La Fabrique de l’his­toire », qui salue la démarche d’his­to­rien de son auteur et comme la forme du livre.

Des roman-photos d’avant ou d’ailleurs

En 2010, FLBLB réédite des roman-photos réali­sés par Gébé et Lépi­nay et parus dans Hara-Kiri entre 1962 et 1966 : Malheur à qui me dessi­nera des mous­taches. On y retrouve l’hu­mour jovial de Gébé, de belles petites pépées, et les premières appa­ri­tions du profes­seur Choron.

En 2018, nous réédi­tons Bloody Mary, adap­ta­tion de Jean Teulé du roman de Jean Vautrin, (grand prix de la critique 1984 au festi­val d’An­gou­lême). Roman-photo ou bande dessi­née ? Jean Teulé retra­vaillait ses photos à la photo­co­pieuse, puis Zazou lettrait et mettait en couleurs. Ça ressemble à de la bande dessi­née, mais c’est tiré d’un tour­nage.

Nous avons égale­ment publié Ype Dries­sen, auteur des Pays-Bas, qui produit, depuis une dizaine d’an­nées, des strips quoti­diens sur son site web. Les roman-photos d’Ype Dries­sen ont fait l’objet de plusieurs antho­lo­gies dans son pays, où il a égale­ment tenu une rubrique pour la télé­vi­sion. En 2013 nous sortons une sélec­tion de strips sur sa vie de couple, tirés de la série Yves et Guillaume (en VO : Ype + Willem) : Homme sweet homme, et Un gars et un gars.

Mani­feste et apoca­lypse

Parmi les nombreux manus­crits qui nous arrivent, les projets de roman-photos sont encore trop rares. Grégory Jarry écrit en 2015 un mani­feste : Debout le roman-photo ! Un texte qui fait le point à la fois sur une écono­mie du livre dans laquelle coha­bitent travail d’au­teur et produc­tion indus­trielle, et lance un appel : « Vite ! Tous les auteurs dans la rue ! Le monde réel, en roman-photo! »

Ce mani­feste nous vaut de rencon­trer Amélie Laval, qui va faire pour FLBLB son premier roman-photo, publié en février 2018 : le Syndi­­cat des algues brunes. Tourné à Marseille, avec des effets spéciaux faits mains, c’est « un roman-photo de science-fiction, écolo­giste et paro­dique, qui pour­suit la construc­tion d’un mani­feste poétique pour ce genre oublié. » (nonfic­tion.fr)

Dans Ça va pas durer long­­temps mais ça va faire très mal Grégory Jarry construit joyeu­se­ment un récit apoca­lyp­tique et d’an­ti­ci­pa­tion qui met en scène une média­trice de la Répu­blique et sa famille dans un monde bien­tôt touché par une catas­trophe plané­taire.


Roman-photos à venir chez FLBLB

  • Même le grand soir a commencé petit, par Lisa Lugrin et Clément Xavier
  • Le Monde endormi, de Julie Chapal­laz
  • Contrôle des voya­geurs, de Xavier Cour­teix

Biblio­gra­phie sélec­tive de roman-photos parus récem­ment

Études sur le roman-photo

  • Roman-photo ! , cata­logue de l’ex­po­si­tion présen­tée au MUCEM, sous la direc­tion de Marie-Char­lotte Cala­fat et Frédé­rique Deschamps, éditions Textuel, 2017
  • Le Roman-photo, de Jan Baetens et Clémen­tine Mélois, collec­tion « La petite bédé­thèque des savoirs » Le Lombard, 2018

Événe­ments autour du roman-photo

Le roman-photo va frap­per là où on ne l’at­tend pas

C’est un fait, il y a un grand retour du ­roman-photo. Il s’est publié une dizaine d’al­bums de romans-photos ces douze derniers mois – entre autres : L’Il­lu­sion natio­nale, de Valé­rie Igou­net et Vincent Jarous­seau (Les Arènes, 2017) ; Mon voisin Brad Pitt, de Lisa Lugrin et Clément Xavier (NA Éditions, 2017) ; Le Syndi­cat des algues brunes, d’Amé­lie Laval (FLBLB, 240 p., 25 euros). Ça peut paraître peu, mais c’est presque autant que toute la produc­tion des quarante années passées. Atten­tion, il faut savoir de quoi on parle quand on dit roman-photo. On parle d’un moyen d’ex­pres­sion et non d’un genre. On parle de quelque chose d’équi­valent, pour le cinéma, à la bande dessi­née. Oserais-je dire qu’on parle d’un art ? Un art qui aurait, jusqu’à présent et pour des raisons basse­ment mercan­tiles, été corseté par un genre : l’eau de rose.

L’eau de rose en roman-photo, c’est à vous dégoû­ter de l’amour. La plupart du temps, c’est indus­triel, la chair n’a pas de saveur, les os se délitent, de la vraie flotte. Alors oui, on met le roman-photo au musée, on rigole de ces filles jeunes et fardées dans les bras de ces messieurs plus âgés et en imper­méable. On aime­rait bien que ce soit plus que ça, mais hélas, ce n’est pas plus que ça, et c’est même moins que ça, car ça occulte ce qu’il y a de plus inté­res­sant dans le roman-photo : le roman-photo lui-même, un moyen d’ex­pres­sion formi­da­ble­ment sous-exploité, qui n’a pas encore rencon­tré son Chaplin, son Hergé. Un moyen d’ex­pres­sion qui utilise la puis­sance du langage de la bande dessi­née. Un moyen d’ex­pres­sion qui a besoin du réel, d’un tour­nage, d’ac­teurs, à l’ins­tar du cinéma. Mais un moyen d’ex­pres­sion en soi, qui peut dire les choses à sa façon, qui n’a pas besoin de ses cousins pour exis­ter.

Il n’y a aucune raison pour qu’on n’ar­rive pas à produire de grandes œuvres en roman-photo, je dirais même que les prochains auteurs de romans-photos ont toutes les chances de créer des chefs-d’œuvre, comme ce fut le cas pour le cinéma ou la bande dessi­née quasi­ment dès leurs débuts. Car le roman-photo demeure un terri­toire ­immense à ­conqué­rir, et il est quasi­ment inex­ploré. Pas grand monde pour s’y risquer, à part les dix pingouins qui ont publié leur livre l’an dernier. Si on compare aux 5 000 BD qui sortent chaque année, ce n’est pas grand-chose.

Il y a moyen d’exis­ter, peut-être même de se faire un nom. Même sans ça : un roman-photo est passion­nant à réali­ser, et pas si compliqué. Pas de gros moyens tech­niques en œuvre, ni de budget pharao­nique. Un seul ­indi­vidu peut faire un roman-photo, ou une petite équipe. C’est là sa grande force : sa simpli­cité, sa légè­reté, et aussi le fait que l’in­dus­trie ne s’in­té­resse pas à lui, qu’il n’est pas en pleine lumière. Tout cela procure une grande liberté d’ac­tion.

Le roman-photo est un art jeune, radieux, qui a claqué la porte de chez ses parents, ces vieux croû­tons englués dans leurs histoires d’amour à deux balles. Il est allé se planquer dans les sous-bois pour y mener une guérilla, il va surprendre, il va frap­per là où on ne l’at­tend pas, et ses troupes vont gros­sir. Car le roman-photo appelle à lui tout ce que l’époque compte de photo­graphes payés une misère par la presse ou les gazettes muni­ci­pales, de cinéastes qui en ont ras-le-bol de perdre des années à finan­cer leurs films, d’au­teurs de BD qui dessinent labo­rieu­se­ment d’après photo, de graphistes qui bossent lamen­ta­ble­ment dans la pub ou tout simple­ment d’au­then­tiques auteurs de romans-photos qui s’ignorent, ou qui en font sans trop y croire. Il appelle à lui tous les produc­teurs d’images qui ont envie de racon­ter des histoires et qui butent pour le faire, parce que tout est bouché, que les « fils de » occupent les meilleures places, que la surpro­duc­tion tous azimuts fait que rien ne marche sans marke­ting agres­sif ou alors il faut un gros coup de bol.

Vous savez pourquoi l’époque est propice au roman-photo ? Parce que c’est la meilleure chose à faire et qu’on en a marre du reste.

Grégory Jarry, auteur et éditeur de bande dessi­née aux éditions FLBLB

Deux livres FLBLB en lice pour le palma­rès 2018 du FIBD

Les éditions FLBLB sont heureuses de vous annon­cer qu’elles ont deux livres dans la sélec­tion offi­cielle du festi­val d’An­gou­lême 2018.

Si on n’a pas de prix, on fera la gueule pendant un an et les États-Unis vont balan­cer une bombe atomique sur la Corée du Nord. Si on a un prix, on fera la gueule pendant six mois et 90% des animaux sur terre dispa­raî­tront. Si on a deux prix, on sera content et une centrale nucléaire pétera en France.

Chers membres du jury, vous avez notre sort entre vos mains.

En sélec­tion offi­cielle : Voyages en Égypte et en Nubie de Giam­­bat­­tista Belzoni, premier voyage de Grégory Jarry, Lucie Castel et Nicole Auge­reau

En lice pour le Fauve polar : Le Profil de Jean Melville de Robin Cousin

FLBLB, 15 ans d’édi­tion impro­nonçable à Poitiers !

Du 3 octobre au 9 décembre 2017

Fondées en 2002 à Poitiers, les éditions FLBLB publient bandes dessi­nées, romans-photos, flip-books, textes illus­trés, avec un goût prononcé pour le récit (mais pas que), la déri­sion et l’hu­mour (mais pas que), l’his­toire et le docu­men­taire (mais pas que), en tout cas toujours en lien avec le monde si beau dans lequel on vit (mais pas que).

Pour fêter 15 ans d’édi­tion impro­nonçable, avec plus de 150 titres au cata­logue, FLBLB (fle-be-leb!) inves­tit la Média­thèque François-Mitter­rand et son réseau pour des rencontres, des ateliers et six expo­si­tions présen­tant six aspects du cata­logue dans chacune des média­thèques du réseau :

BD histo­rique au centre-ville

Avec « La Révo­lu­tion française expliquée à ceux qui vont faire la prochaine », d’après Petite histoire de la Révo­lu­tion française, de Grégory Jarry et Otto T.

BD docu­men­taire aux Trois Cités

Des auteurs racontent la lutte séné­ga­laise (Yekini, le roi des arènes), le quoti­dien en Corée du Nord (Le Visi­teur du Sud), l’his­toire Haïti à travers la vie de Manno Char­le­magne (Quand viennent les bêtes sauvages) ou des expé­di­tions en Égypte au XIX<sup>e</sup> siècle (Voyages en Égypte et en Nubie de Giam­­bat­­tista Belzoni)…

BD auto­bio­gra­phique à Saint-Éloi

Depuis les années 90, les récits auto­bio­gra­phiques ont contri­bué à élar­gir le spectre des possi­bi­li­tés en bande dessi­née, et à popu­la­ri­ser les pratiques de l’édi­tion de créa­tion (Jo Manix, Otto T., Lénon, Rémi Lucas).

BD de série B à Média­sud

Quatre auteurs nés dans les années 80 et 90 embrassent les codes des fictions de genre (polar, science-fiction, comé­die…) mêlant humour, aven­tures et coups de pied dans la figure (Léo Louis-Honoré, Alexandre Gérau­die, Daniel Selig, Robin Cousin).

Flip-books à la Blai­se­rie

Les flip-books reposent sur le même prin­cipe que le cinéma, mais sur papier. Ils déclinent fables anima­lières, mésa­ven­tures ou méta­mor­phoses, et créent l’illu­sion du mouve­ment.

Romans-photos aux Couron­ne­ries

Qu’on soit bien clair, le roman-photo n’est pas un genre, mais un moyen d’ex­pres­sion, au même titre que le cinéma ou la bande dessi­née. Le roman-photo, c’est l’ave­nir. Venez voir pourquoi.


AGENDA

Vendredi 6 octobre 2017

17h-20h au Comp­toir des images, 7 rue de Genève, Angou­lême :

Au programme : un jeu linguis­tique sur la pronon­cia­tion du nom de l’édi­teur, et surtout, séance de dédi­cace et rencontre excep­tion­nelle avec les auteurs : Otto T., Robin Cousin, Alexandre Gérau­die, Léo Louis-Honoré, Daniel Selig. En bonus : des surprises et des cadeaux, et même la projec­tion du court-métrage de Grégory Jarry et Rémi Lucas Ce qui fait aujourd’­hui la gran­deur d’un pays.

Samedi 7 octobre 2017

11h à la Média­thèque François-Mitter­rand, 4 rue de l’uni­ver­sité, Poitiers :

Vernis­sage et dédi­caces en présence des auteurs Grégory Jarry, Otto T. (égale­ment éditeurs et co-fonda­teurs), Robin Cousin (Le Profil de Jean Melville, Prix Révé­la­tion 2017 ADAGP / Quai des bulles), Alexandre Gérau­die (Les trois jours qui ont changé le monde, tome 1 : premier jour et tome 2 : deuxième jour), Léo Louis-Honoré (Lisa de la Nasa), Lénon (C’est toujours ça), Daniel Selig (Unkungfu).

14h à la Média­thèque de Média­sud, 23 rue de la Jeunesse, Poitiers :

Live drawing : Robin Cousin, Alexandre Gérau­die, Léo Louis-Honoré, Daniel Selig dessinent sur les vitres de Média­sud qui consacre une expo­si­tion à leurs livres.

16h à la Média­thèque de Média­sud :

Rencontre « Publier un premier livre : parcours d’au­teurs et d’édi­teurs » avec Robin Cousin, Alexandre Gérau­die, Grégory Jarry, Léo Louis-Honoré, Daniel Selig (tous auteurs et auto-éditeurs aux éditions Les Machines), animée par Grégory Jarry (auteur, égale­ment éditeur aux éditions FLBLB)

Mercredi 25 octobre 2017

15h-17h à la Média­thèque de la Blai­se­rie, rue des Frères Mont­gol­fier, Poitiers :

Atelier flip-book avec Otto T., à partir de 8 ans. Les flip books sont des petis dessins animés sur papier, que l’on fait défi­ler très vite avec le pouce. Venez faire votre propre flip-book !

Mardi 7 novembre 2017

18h30 à la Média­thèque François-Mitter­rand / Salle Jean-Richard Bloch :

Confé­rence dessi­née « La Révo­lu­tion française expliquée à ceux qui vont faire la prochaine » par Anne Jollet, maîtresse de confé­rences en histoire moderne (Univer­sité de Poitiers), Otto T. et Grégory Jarry (auteurs, entre autres de Petite histoire de la Révo­lu­tion française et éditeurs).

Mardi 14 novembre 2017

19h à la Média­thèque des Trois Cités, 12 place des Trois Cités, Poitiers :

Rencontre autour de Manno Char­le­magne, l’his­toire d’Haïti et la bande dessi­née docu­men­taire avec Nicole Auge­reau, autrice de Quand viennent les bêtes sauvages , animée par Thomas Dupuis (éditeur et auteur).

Samedi 2 décembre 2017

16h à la Média­thèque des Couron­ne­ries, 14 place de Provence, Poitiers :

Rencontre autour du roman-photo Pauline à Paris avec son auteur, Benoit Vidal, animée par Marine Nolleau (jour­na­liste).

Samedi 9 décembre 2017

16 h à la Média­thèque de Saint-Eloi, 15 avenue de la Frater­nité, Poitiers :

Rencontre « Le manga, de Tezuka à FLBLB » : Grégory Jarry, auteur et éditeur dres­sera un pano­rama subjec­tif du manga en s’ap­puyant sur l’im­mense œuvre d’Osamu Tezuka et ce qu’elle a engen­dré.

Le Profil de Jean Melville : Prix Révé­la­tion 2017 ADAGP / Quai des Bulles

On est très très contents. On trouve que c’est complè­te­ment mérité. Ça vaut le coup de le dire, non ? En plus c’est un prix doté, de quoi encou­ra­ger un auteur à conti­nuer de façon très concrè­te… ça compte. Merci !

La Révé­la­tion ADAGP / Quai des Bulles vise à valo­ri­ser et à encou­ra­ger le travail des jeunes auteurs de bandes dessi­nées. Il récom­pense un auteur travaillant ou rési­dant en Europe et Suisse, ayant publié au maxi­mum trois albums, dont un entre le 1er juin 2016 et le 31 mai 2017

Le jury composé de Pili Munoz, direc­trice de la Maison des auteurs d’An­gou­lême, Etienne Davo­deau, auteur et Jean-Chris­tophe Ogier, jour­na­liste spécia­lisé BD à France Info, a tenu à distin­guer Robin Cousin pour Le Profil de Jean Melville aux éditions Flblb :

« L’his­toire tient de l’enquête poli­cière et de la réflexion philo­so­phique. Au cœur de ce polar de province – petite ville, petits person­nages, petites vies, se noue un drame aux enjeux majeurs et plané­taires. Rien de moins que la révo­lu­tion numé­rique, et la manière dont celle-ci pèse, de plus en plus, sur notre quoti­dien et nos choix.

L’air de rien, avec un art consommé du déca­lage effi­cace, sans jamais être démons­tra­tif, Robin Cousin fait le procès des fameux algo­rithmes qui scrutent, analysent et façonnent les compor­te­ments des utili­sa­teurs de moteurs de recherches et autres réseaux sociaux : peu ou prou, nous tous.

Le dessi­na­teur de 33 ans, qui avoue une passion pour la science, entre­prend de racon­ter la moder­nité de l’époque avec un dessin très simple, faus­se­ment inno­cent. L’ac­tua­lité des thèmes s’ac­com­mode fort bien de ce trai­te­ment graphique, choix assumé d’un clas­si­cisme franco-belge renou­velé. Ici, la vie se déroule en noir et blanc, en dégradé de gris pas très exci­tants ; les couleurs, volon­tai­re­ment arti­fi­cielles, sont réser­vées au monde paral­lèle des données et conte­nus virtuels.

En consé­quence de quoi, quand vous aurez refermé cette bande dessi­née de 200 pages, vous y réflé­chi­rez à deux fois avant de vous connec­ter à un écran ».

Doté de 5 000 €, le prix sera remis lors du festi­val Quai des Bulles à Saint-Malo, le samedi 28 octobre 2017.

FLBLB aura un stand à Quai des Bulles, avec Robin Cousin, Grégory Jarry et Benoit Vidal, retrou­vez-nous à Saint-Malo du 27 au 29 octobre. Et samedi 28 octobre à 14h, à la Rotonde Cartier, rencontre avec Robin Cousin animée par Jean-Chris­tophe Ogier, en présence du jury.


A ce jour, Le Profil de Jean Melville est égale­ment en lice pour trois autres prix :